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 Une expérience étrange au château de Poienari...

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Philippe Lemaire
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MessageSujet: Une expérience étrange au château de Poienari...   Mer 29 Oct - 12:43

Extrait tiré du site de Philippe Marlin et Micdouille où est relatée l' expérience d' une nuit au château de Poienari.

La résidence de Vlad Tepes ne fut réellement connue qu’en 1960 grâce aux recherches de deux scientifiques Raymond T. McNally et Radu Florescu qui considérèrent le personnage historique comme étant celui dont s’inspira Bram Stoker pour créer le personnage de Dracula. Pour l’intérêt touristique de la région, le gouvernement alloua quelques crédits en faveur de la restauration des lieux|18| . A propos de Vlad Tepes, on le considéra longtemps comme un vampire, thèse que soutint Bram Stoker en utilisant son modèle afin de façonner le personnage de Dracula. Aussi Florescu et McNally affirmèrent, d’après certains documents découverts, que le prince buvait parfois le sang de ses victimes empalées. Cependant, la pratique, qui consistait à boire le sang de l’ennemi, valait, en ces temps, symbole de victoire totale. On en usait également au Moyen-Age sans que cela fut pour autant assimilé au vampirisme.
Pourtant, il se dégage de ces lieux une atmosphère mystérieuse. En 1977, l’aventurier Vincent Hillyer obtint des dirigeants roumains l’autorisation exceptionnelle de passer une nuit seul au château. Fort de cette expérience, il devint rapidement spécialiste en matière de vampirisme et de paranormal. Son ouvrage Vampires fut publié en 1988.
Dans les années 50, il épousa Faterneh, la soeur cadette du Shah d’Iran. Toute sa vie fut animée de recherches sur le paranormal. Habitant Los Banos, en Californie, et membre du club Count Dracula Fan, il déclara un jour : “ Je me suis intéressé aux vampires dès ma jeunesse, après avoir vu Bela Lugosi jouer Dracula et, quelques années plus tard, Lionel Barrymore dans The Mark of the Vampyre. J’ai été attiré par le sujet. C'était toujours intéressant, amusant et distrayant. Plus tard, au collège, j’ai rencontré le docteur Hereward Carrington, un homme fort captivant, chercheur en paranormal, avec lequel j’ai participé à quelques expériences de télépathie et de télékinésie ”. Au cours de son entrevue, il affirma également avoir rencontré, pour la première fois, des êtres surnaturels à l’époque où il habitait Téhéran.
En 1974, Hillyer rencontra Raymond T.McNally et Radu Florescu, devenus spécialistes de la thèse qui rapproche Vlad Tepes à Dracula. Dès lors, Hillyer apprit l’existence des vestiges du château de Dracula et voulut à son tour les découvrir. La demande fut tout d’abord rejetée par les autorités roumaines. Finalement, au terme de quelques années d’attente, sa femme Fatemeh parvint à lui obtenir un visa.
Hillyer arriva en Roumanie en 1977. Il fut reçu à Bucarest par le ministre du Tourisme qui tenta de le dissuader de son projet nocturne, prétextant, non pas le danger du vampire, ni du loup ni de l’ours, mais de certaines lois roumaines prohibant le port d’armes.
Hillyer ne renonça pas pour autant à son idée et, accompagné d’un guide, entreprit un voyage à travers la Transylvanie pour rejoindre les ruines du château de Poenari. Parvenus au but, le guide l’abandonna.
“ Quand j’aperçus les derniers rayons du soleil, j’eus un frisson. C’était le château de l’homme, du monstre... enfin appelez comme vous voulez ce personnage de légende ; j’étais seul en son siège. Avec un peu de chance, je pourrais le voir ”.
Muni d’un plat, d’une lanterne et d’un peu de nourriture, il grimpa les mille cinq cent trente et une marches qui mènent à l’entrée du château. Au cours de l’ascension, il réalisa le danger que représentaient les ours.“ Il me fallut approximativement une heure et demie pour monter l’escalier. J’y parvins au moment où le soleil se couchait. Souffla alors un vent fort et froid, malgré le mois de juillet. Je cherchai dans un premier temps chambres et escaliers étroits afin de mieux m’orienter la nuit. Le soleil disparut et je restai dans la salle principale. La toiture était parsemée de trous, exposant ainsi le corridor à ciel découvert. Je préparai le dîner : fromage, pain et tomates, arrosés d’une bouteille de vin rouge. Le repas fut excellent et me reposa de ma difficile ascension. Soudain, me faisant face, j’aperçus quelques petites pierres qui commençaient à bouger avec l’arrivée de la nuit. Je les éclairai de ma lanterne et découvris qu’il ne s’agissait en fait que de l’œuvre de scarabées et de petites araignées répugnantes. Je jetai alors mon repas en leur direction afin de leur échapper. Ils dévorèrent le tout très rapidement.
La nuit, les lieux dégageaient une atmosphère particulièrement fantastique. Comme dans un film, les loups hurlaient ...
Un instant, je me souvins des propos avancés par les autorités roumaines au sujet des ours et des loups qui, la nuit tombée, se montrent particulièrement agressifs; Je m’accordai donc sur une chose : en cas de danger, un escalier en colimaçon menant à une chambre étroite me permettrait de fuir. Cette chambre était celle de la première femme de Dracula, d’où elle s’était défenestrée. Les habitants de la région affirment encore connaître un lieu où son sang colore l’eau de l'Arges. Je pense plutôt que cette couleur rouge est rendue par la coloration du sable qui recouvre les fonds de son lit.
Au cours de la nuit, de la fenêtre de ma chambre, j’observai le reflet de la Lune sur la rivière et méditai sur les dramatiques événements qui hantaient les lieux : pourquoi Dracula avait-il fui par son passage secret ... sans sa femme ? Soudain, j’entendis du bruit. Je regardai au bas de l’escalier sans ne rien déceler d’anormal. Finalement, je rejoignis ma chambre et me couchai. Inquiet, je parvins difficilement à trouver le sommeil malgré la fatigue. Mes songes furent d’abord agités puis tournèrent au cauchemar : embarqué sur un chariot tiré par deux chevaux, je poursuivais quelqu’un. A la sortie d’un virage, je rencontrai une gitane qui torturait un cheval étendu sur le sol. L’animal était mort et gisait les yeux fixés sur les cieux. A cet instant, je me mis à maudire cette femme.
Je me réveillai avec ce sentiment étrange d’être observé. Aussitôt, une douleur se déclara au niveau de ma clavicule. Par réflexe, je palpai la partie supérieure et découvris avec stupeur mon sang tacher le bout de mes doigts. Tout cela me parut invraisemblable. Mais la sensation d’être épié me tenait toujours et je décidai de ne pas me préoccuper de ma blessure. J’étais bien trop absorbé par l’identité de cette présence : je me surpris même, l’espace d’un instant, à penser qu’il pouvait s’agir de Dracula en personne. Soudain, mon regard s’arrêta net devant deux yeux humides. A ce moment, un loup, que je supposai vieux en raison de sa gueule grisâtre, déguerpit, laissant derrière lui une odeur de fleurs fanées envahir la pièce. Pourtant, aucune fleur ne remplissait les alentours du château ! L’aube approcha enfin alors que ma fatigue était totalement absorbée. Au loin, j’aperçus la lueur d’un feu autour duquel évoluait un groupe de gitans.Finalement, j’entrepris de descendre. Les premiers rayons du soleil ne parvenaient pas à percer les mus massifs du château et je dus me guider à la lanterne. De nouveau, j’entendis des pas me suivre. La panique s’empara de moi et intensifia mon allure. Les pas s’approchèrent de plus en plus, puis me dépassèrent. Deux chiens de chasse s’éloignèrent devant moi.
Je marchai ensuite à travers la vallée à la recherche d’un téléphone, que je trouvai à quelques kilomètres de la forteresse. J'appelai l’hôtel Posada où se trouvaient mon chauffeur et mon guide. Parvenu à Posada, je manquai de perdre connaissance sous la douleur de mon cou ensanglanté. A l’hôpital de Curtea-sur-Arges, mon guide refusa de croire à l’effet d’une morsure. Le médecin, lui, hésita quant à l’attitude à adopter : fallait-il s’en amuser ou bien s’alarmer de cette plaie ? Mais tous s’accordèrent à dire qu’il s’agissait plus probablement d’une morsure d’araignée plutôt que celle de Dracula. Toutefois devait-il s’agir d’une araignée géante puisque les deux protubérances étaient distantes d’au moins un pouce et demi. Finalement, la plaie se cicatrisa en quelques jours.

Dès mon retour aux Etats-Unis, soucieux de quelques problèmes de peau, je décidai tout de même de consulter un dermatologue. Il me découvrit une forte sensibilité au soleil et me conseilla de porter un chapeau. Ce diagnostic ne manqua pas de m’intriguer et je ne pus m’empêcher de lui raconter l’épisode du château. Sa réponse fut évidemment conforme à toutes celles exprimées avant : mon histoire ne manquait pas d’intérêt, mais la vérité mettait uniquement en cause la forte réaction de mon épiderme aux rayons du soleil.
Décidément, le cerveau est une entité bien étrange. Voilà déjà treize ans que je ne sors plus sans ce même chapeau qui me protège de la lumière directe ”.Hillyer discuta de son expérience avec de nombreuses personnalités , notamment le professeur Corneliu Barbulescu de l’Institut du Folklore de Bucarest, Florescu et McNally évidemment, et la doctoresse Devanda Varam, une vampirologue indienne. Ces divers échanges de points de vue lui permirent d’en conclure à la présence, au sein du château, d’un magnétisme paranormal favorable au Mal, en raison de son histoire sanglante et du fait que ses murs reposent sur un sol fertile en cadavres. L’odeur de fleurs fanées confirmait sa thèse puisqu’il la considérait comme un signe de possession.
De plus, Hillyer développa la théorie du “ facteur hémolytique ” selon laquelle le corps astral du vampire possède le pouvoir de pénétrer l’aura et l’enveloppe charnelle de ses victimes, lui permettant ainsi de les vider de leur sang.



Si vous voulez en lire davantage :
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la_truffe
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MessageSujet: Re: Une expérience étrange au château de Poienari...   Lun 17 Nov - 15:17

Étant depuis quelque mois en Roumanie, je n’ai pas put résister au plaisir d’aller visiter le vrai château de Dracula (celui de poienari et non celui de Bram qui n’était pas encore construit à l’époque du conte Vlad Telpes). Je confirme qu’il doit y avoir au moins 1500 marches pour arriver dans l’antre du conte Vlad Telpes, mais par contre plusieurs choses me surprennent.

Déjà la description du château. Ce que j’ai vu et ce que j’avais put lire au paravent sur les restes du château ne correspond pas du tout à ce qui est décrit dans le reportage plus haut. En effet il ne reste, du château, pratiquement que les ruines. Quelques portions de murs, ici ou la, mais rien de plus que les fondations autrement.

Hors si le gouvernement Roumain à bien conservé le château je ne vois pas comment il a put se délabrer aussi vite ?

Enfin, j’aime le paradoxe présent dans ce récit, ou au début il avoue que le conte Vlad Telpes est bien le personnage dont s’inspire Bram Stocker dans son roman, mais qu’il n’était pas un vampire. Par contre dès que la nuit tombe il se persuade que ce même conte devient le Dracula du roman et donc le vampire.

Il faut savoir déjà que le vrai personnage vampire du roman n’est pas né du personnage de Vlad Telpes. Dans sa première version du roman le vampire était une femme. Le vrai personnage qui a inspiré Bram Stocker pour créer un vampire est en fait la princesse vampire, de la noblesse de Bohême, de la ville de Krumau. Elle fut considérée comme vampire de son vivant et encore plus après sa mort. Le personnage final de Dracula en tant que conte n’apparu qu’en seconde version du roman, celle qui fut publié. Mais Bram Stocker comme tous les roumains ici, savait que ce conte fut un conte assez sanguinaire et qui adorait empaler ses ennemis, mais c’était une coutume courante ici, comme les romains crucifiaient leur victimes non romaines.

Bref on voit ici comment l’esprit d’une personne voulant à tout prix croiser un mythe, se persuade que les bruits normaux dans une forêt (car le château est à l’orée d’une forêt) remplit de loups et ours entre autre, sont en fait les faits de revenant d’outre tombes.

Pour le vent glacé c’est normal, il n'y a rien de surnaturel. Déjà le château se trouve sur une colline à environ 1500m d’altitude ce qui fait qu'il fait plus froid qu'en bas de la colline. De plus il est juste entre 2 vallées qui forme un couloir ou le vent s’engouffre, je l’ai ressentit pourtant nous n’y avons été qu’en pleine journée ….

Bref voici ce que l’on peut voir réellement en arrivant au château …



Voici ce que l’on peut se persuader de voir …. Very Happy




(Photos prisent par moi et disponible sur mon site en plus des autres photos de cette visite)
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Philippe Lemaire
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MessageSujet: Re: Une expérience étrange au château de Poienari...   Mar 18 Nov - 10:53

Superbe la truffe ton montage photo ! En tant qu' auteur de fantastique, j' ai particulièrement apprécié le visage dans la lune... Wink

Je m' étais fait la même réflexion que toi concernant la "chambre" de la Princesse. Veut-il dire qu' il se trouvait à l' endroit où il y avait autrefois une chambre ? Je ne sais pas bien sûr... Mais qu' y a-t-il de vrai la dedans ?... Un loup qui laisse juste deux marques sur la gorge, c' est dur à avaler quand même ! Suspect A moins bien sûr que ce ne soit pas un véritable loup... Twisted Evil Laughing (d' ailleurs, c' est curieux cette histoire d' odeur de fleurs fanées...c' est souvent typique de la présence d' un esprit, malin ou non)

Le paradoxe que tu relèves me rappelle ces paroles d' un copain roumain : "si tu me demandes de jour si je crois aux vampires, bien sûr je te répondrai que non. Si tu me le demande la nuit, je ne suis pas certain que ma réponse sera la même..." Wink

J' avais déjà entendu parler du fait que le vampire de Stoker devait être une femme à l' origine, tu confirmes donc. Qu' est-ce qui a bien pu le faire changer d' avis ?...

Puisque tu es sur place, ce serait interessant de faire la même expérience que lui et... de nous faire part de tes impressions ! J' ai visité le col de Borgo il y a quelques mois, hélas, aucun roumain sur place ne m' a alors parlé des ruines de Rachitaua (sensées être une autre ancienne demeure de Vlad-qui-vous-savez). Y' a plus qu' à y retourner ! Et cette fois, je prendrai le temps d' aller jusqu' à Poienari. La nuit bien sûr...

Puisque tu sembles t' interesser à ces choses et que tu es en Roumanie, as-tu entendu parler de ce qu' il se passe aux environs de Radauti ? Plusieurs roumains m' en ont fait part mais on ne trouve rien sur le net, même en traduisant du roumain...
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